Qui est là
L'équipe de la veille est déjà cochée : sur un chantier qui dure, il n'y a rien à faire. Vous décochez celui qui manque.
Le pointage n'échoue jamais parce qu'il est compliqué : il échoue parce qu'on n'a pas le temps. Alors on note sur un carnet, et le vendredi on reconstitue la semaine de mémoire — en se trompant toujours dans le même sens.
L'équipe de la veille est déjà cochée : sur un chantier qui dure, il n'y a rien à faire. Vous décochez celui qui manque.
Une demi-journée, sept heures, huit, ou le nombre exact. L'unité suit les gens : pour un compagnon payé à la journée, l'écran demande des journées, pas des heures.
Les chantiers en cours d'abord. Les terminés restent atteignables pour rattraper une journée oubliée — bornés dans le temps, pour ne pas dérouler trois ans d'historique.
Sept heures du matin, en sous-sol ou au fond d'un hangar, c'est là que le réseau est le pire — et c'est là qu'on pointe. Ce que vous saisissez est gardé sur l'appareil et repart tout seul quand la connexion revient. Rien ne disparaît de l'écran avant d'être remonté : un geste effacé localement puis refusé par le serveur serait un geste perdu que personne ne voit passer.
Chaque journée est valorisée au coût de la personne, figé au jour du pointage. C'est la moitié du déboursé sec.
Le total de la journée s'affiche pendant que vous cochez — le seul moment où l'on peut dire « on est quatre pour ça ? ».
Une journée oubliée se rattrape. Une journée à venir, non : ce serait du planning, et ça ferait porter au chantier des heures qui n'ont pas été faites.
Un salarié se compte en heures, un sous-traitant à la journée, un confrère venu donner un coup de main se compte en jours sans prix — sa journée vaudra ce que dira sa facture. Et un lot confié au forfait ne se pointe pas du tout : il se suit du devis au règlement. Voir la sous-traitance →
Non. Le pointage sert à connaître le coût d'un chantier, pas à établir des bulletins. Les heures sont là et s'exportent, mais la paie reste chez qui la fait.
Le patron ouvre un accès à qui il veut, en choisissant ce que ce compte peut voir : le fil de son chantier et son pointage, sans les marges ni le carnet clients. Les droits sont appliqués côté serveur — masquer un bouton ne protège rien.
La journée se corrige : on rouvre, on change, et la marge des deux chantiers se recalcule. Corriger une journée ne la compte jamais deux fois.
Sans limite. Ce qui est borné, c'est ce que l'écran PROPOSE — les chantiers récents — pour que la liste du matin reste lisible.
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